F1 : l'augmentation du nombre de Sprints à nouveau sur la table
Retour aux Brefs F1Lors de la réunion de la Commission Formule 1 du 18 février à Bahreïn, les discussions ont principalement porté sur le suivi de la mise en place du règlement 2026, sans décision immédiate sur d'éventuels changements techniques majeurs. Dans ce cadre, la rubrique "Commercial matters" (questions commerciales), qui ne couvrait qu'un seul sujet, a néanmoins retenu l'attention : la possibilité d'augmenter le nombre d'épreuves Sprint jusqu'à douze, en réponse à la demande exprimée "par les fans et les promoteurs", pour reprendre les termes du texte de la FIA. Ce point s'inscrit dans une logique de pilotage global du produit F1, en parallèle des échanges sur les essais hivernaux, la gestion de l'énergie et certains aspects de procédure sportive.
En 2026, le calendrier doit compter six week-ends Sprint. Porter ce total à douze reviendrait donc à doubler leur présence et à faire basculer ce format sur la moitié des Grands Prix de la saison, dans un championnat qui s'articulerait toujours autour d'un calendrier de 24 courses. Le changement d'échelle serait significatif et modifierait en profondeur la physionomie des week-ends concernés.
Depuis leur introduction, les Sprints ont vu leur place s'élargir progressivement dans le calendrier, avec une montée en puissance par paliers d'une saison à l'autre. Cette trajectoire alimente régulièrement le débat sur l'équilibre entre l'attractivité du format et les contraintes opérationnelles qu'il impose. Les promoteurs du Sprint ont déjà mis en avant l'idée d'un format plus court, présenté comme mieux adapté à un public plus jeune et à des usages marqués par des contenus plus rapides, dans un contexte où Stefano Domenicali a lui-même évoqué par le passé la longueur des courses de Formule 1.
Chaque ajout pèse en effet sur l'organisation des week-ends, la charge de travail des équipes et de leur personnel, ainsi que sur l'usure des mécaniques dans un contexte déjà très dense. La question ne se limite pas aux structures sportives : elle concerne aussi l'expérience des spectateurs, partagée entre l'intérêt d'un programme plus riche et le risque de dilution de la hiérarchie sportive sur un nombre croissant de formats courts.
À ce stade, il s'agit d'une piste évoquée au niveau de la Commission, sans décision actée. Comme les autres points abordés à Bahreïn, toute évolution resterait de toute façon soumise à l'approbation du Conseil Mondial du Sport Automobile, dans un contexte où la Formule 1 doit arbitrer entre développement commercial du spectacle et soutenabilité sportive et technique pour les acteurs du championnat.